Le groupe coréen a dévoilé en grande pompe son nouveau smartphone doté d’un grand écran et d’un stylet jeudi à New York. Avec ce modèle, il se positionne sur deux marchés, voire trois.

Le mécanisme est bien huilé. Samsung a une nouvelle fois déballé le grand jeu pour présenter le dernier né de sa gamme, le Samsung Galaxy Note 9. Celui-ci s’inscrit dans la directe lignée des précédents modèles, sept ans après le lancement du premier Note. Pas d’innovation réellement bouleversante, mais des améliorations et des petits plus qui devraient satisfaire les amateurs de téléphones à très grand écran. La première caractéristique du Note 9 est de gagner quelques millimètres d’affichage par rapport au précédent, avec un écran de 6,4 pouces.

Samsung s’est attelé à répondre à deux préoccupations des utilisateurs de smartphone: l’autonomie et la mémoire embarquée. Côté batterie, celle du Note 9 offre une capacité «21% supérieure à celle du Note 8», affirme un porte-parole de la marque. Avec sa batterie de 4000 mAh, le Note 9 franchit un nouveau palier. Pas question pour autant pour Samsung de prendre des risques avec cet équipement sensible. Le fabricant a donc augmenté de 2 millimètres l’épaisseur de son terminal et porté des améliorations au système de refroidissement de l’appareil afin d’éviter au maximum les risques de surchauffe.

Côté stockage, Samsung a mis les petits plats dans les grands puisque le Note 9 existe en deux versions: l’une à 128 Gigaoctets de mémoire l’autre à 512. Le groupe a aussi lancé la première carte SD à 512 Gigas. Intégrée à l’appareil, elle permet d’avoir dans la poche plus d’un téraoctet de mémoire, soit une capacité supérieure à celle de bien des PC. Alors certes, il est toujours possible de conserver ses documents dans le cloud, mais le choix de Samsung satisfait aussi les consommateurs qui restent attachés à la possibilité de conserver eux-mêmes leurs textes et images. Évidemment tout cela à un prix: 1009 euros pour le premier et 1259 pour le second. Prix auquel il faut ajouter quelques centaines d’euros pour la carte SD à 512 Gigas. Le Note 9 est disponible en précommande dès ce jour et sera livré à partir du 24 août.

La carte du «one device»

Deux autres points sont à retenir. D’abord, concernant les capteurs photos, le Note 9 reste dans la lignée des deux capteurs au dos de l’appareil, l’un pour les plans larges, l’autre pour les portraits. Ensuite, sur la vitesse de téléchargement, le Note 9 permet théoriquement de télécharger jusqu’à 1,26 terabit par seconde.

Enfin, le Note 9 conserve son stylet, dédié à la prise de notes directement sur l’écran du smartphone y compris lorsqu’il est en veille. Il sert aussi de télécommande pour actionner certaines fonctions du téléphone à distance, comme faire un selfie sans se démettre une épaule, ou faire défiler des photos ou des documents à l’écran. Samsung a en outre renoncé à la station Dex, qui permet de connecter son téléphone à n’importe quel écran pour l’utiliser comme un véritable PC. Désormais un simple câble USB-C avec une sortie HDMI suffit pour retrouver le contenu de son Note 9 sur un écran. Ce qui positionne le Note 9 en concurrent des autres smartphones, mais aussi des tablettes et surtout des PC. Samsung joue clairement la carte du «one device»: c’est-à-dire un seul appareil pour tout faire. Une option que Huawei a aussi choisi avec le P20 Pro.

Outre la presse, le Coréen avait choisi d’inviter des «influenceurs», jeunes créateurs de start-up, gamers, youtubeurs, censés créer un nouveau lien plus fort entre leur audience, essentiellement des jeunes consommateurs, et la marque. Pour Samsung, il s’agit clairement d’explorer une nouvelle forme de messages publicitaires avec ces «ambassadeurs», dont la mission avouée est de faire la promotion des nouveautés. Présenté comme un outil à usage professionnel, le Note 9 n’en finit par de lorgner les autres usages, à commencer par le jeu vidéo.

Source : lefigaro.fr

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