La saga légale pour l’extradition de l’ancien géant allemand Kim Dotcom, soupçonné d’avoir détourné des millions de dollars avec son emblématique plateforme de téléchargement en ligne, devrait prendre un nouveau tournant cette semaine alors que l’examen final d’un appel devant la plus haute juridiction de Nouvelle-Zélande est entamé lundi.

Le géant allemand est accusé aux Etats-Unis de fraude, racket et blanchiment, et encourt plusieurs années de réclusion. Le magnat de l’internet fondateur de Megaupload.com, de son vrai nom Kim Schmitz, et ses trois co-accusés, Finn Batato, Mathias Ortmann et Bram van der Kolk sont soupçonnés d’avoir tiré de leurs activités 175 millions de dollars de bénéfices illégaux et causés plus d’un demi-milliard de dollars de pertes aux ayants-droit des oeuvres musicales, films et autres produits piratés. Megaupload a été fermée par la justice américaine.

Kim Dotcom s’est exprimé sur Twitter lundi, « en 2005 j’ai créé un site internet qui permettait de télécharger des documents sur le cloud. A ce moment, seuls de petits fichiers pouvaient être attachés aux courriels. Megaupload permettait aux usagers de s’envoyer par mail un lien à un fichier. C’est tout.

En 2019, la Cour suprême de Nouvelle-Zélande doit décider si je dois être extradé pour ce « crime » ». Né à Kiel en Allemagne, Kim Schmitz est un résident de Nouvelle-Zélande depuis 2010. Il encourt avec ses collègues une peine de prison d’une décennie ou plus si extradé aux USA et reconnu coupable. L’audience doit durer jusque vendredi.