Une cyberattaque mondiale coordonnée, diffusée par un courrier électronique malveillant, pourrait causer des dommages économiques compris entre 85 milliards et 193 milliards de dollars (74-169 milliards d’euros), un scénario hypothétique issu d’un test de résistance de la gestion des risques.

Les demandes d’assurance concerneraient notamment des interruptions d’activité ou des cyberextorsions de fonds et une attaque pourrait toucher plusieurs secteurs dans le monde, avec les pertes les plus importantes dans le commerce de détail, la santé, l’industrie et la banque, selon un rapport publié mardi par le marché de l’assurance britannique Lloyd’s of London et par Aon, spécialiste de la gestion des risques.

Les économies régionales davantage dominées par les services, en particulier les Etats-Unis et l’Europe, souffriraient davantage et seraient exposées à des pertes directes plus importantes, selon les auteurs du rapport.

Le total des sinistres payés par le secteur des assurances dans ce scénario est estimé entre 10 milliards et 27 milliards de dollars.

Les gouvernements mettent de plus en plus les entreprises et les particuliers en garde contre la cybercriminalité susceptible d’être le fait de gouvernements étrangers ou de criminels aux visées financières.

Vendredi dernier, le National Cyber Security Center britannique a annoncé qu’il enquêtait sur une campagne de détournement de système de noms de domaine à grande échelle qui a concerné des gouvernements et des organisations commerciales au niveau mondial.

Lundi, Altran Technologies, spécialiste français des services d’ingénierie et de R&D, a révélé avoir été victime la semaine dernière d’une attaque informatique qui a affecté ses activités dans certains pays en Europe.

A plus grande échelle, des données personnelles et des documents provenant de centaines de personnalités allemandes, dont la chancelière Angela Merkel, ont été publiés en ligne, ce qui est semble-t-il l’une des violations de données les plus importantes en Allemagne.

Le rapport a également été coproduit par MSIG, Trans Re, filiale du réassureur français Scor, et par Cyber Risk Management (CyRiM).

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