Alors qu’il subit des pressions énormes, le géant chinois des Télécommunication HUAWEI passe à l’attaque, en accusant les États-Unis de tout mettre en œuvre pour lui mettre des bâtons dans les roues.

D’après la firme, le gouvernement de Donald Trump aurait tenté de pirater son système informatique afin d’espionner ses activités commerciales. « Le gouvernement des États-Unis a mis à profit son influence politique et diplomatique pour faire pression sur les autres états en vue d’interdire les équipements de Huawei » accuse Huawei dans un communiqué de presse daté du 3 septembre 2019.

De son côté, le gouvernement Trump justifie les mesures à l’encontre du constructeur avec l’argument de la sécurité nationale. « « C’est une menace pour la sécurité nationale » déclarait récemment Donald Trump, soucieux de garder Huawei comme otage et moyen de pression dans les négociations commerciales avec la Chine.

«Aucune des accusations portées par le gouvernement américain n’ont été jusqu’ici prouvées. Nous condamnons avec force les efforts concertés du gouvernement américain pour discréditer Huawei » tacle le constructeur. Huawei accuse le gouvernement Trump de lancer des cyberattaques Selon Huawei, le gouvernement américain a utilisé des moyens peu scrupuleux et illégaux pour faire pression.

La firme accuse les autorités de « fouiller, détenir et même d’avoir arrêté illégalement des employés de Huawei ». Dans d’autres cas, des agents du FBI seraient descendus au domicile de certains salariés du groupe afin de les inciter à divulguer des informations confidentielles. Le groupe évoque aussi la rétention illégale de documents et d’équipements.

Le groupe chinois affirme notamment patienter depuis plus de 2 ans pour le retour d’équipements réseau expédiés depuis la Chine vers la Californie pour une inspection. En juin dernier, Huawei a d’ailleurs déposé une plainte dans ce sens. Pire, les autorités américaines auraient aussi lancé de vastes cyberattaques sur le système informatique du groupe chinois « pour infiltrer l’intranet » et collecter des informations sur les projets de la firme. Le groupe n’apporte aucune preuve de ses assertions.

Par ce communiqué aux allures de manifeste, Huawei dément surtout les dernières accusations de vols de brevets à son égard. Le département de la justice américain enquête en effet sur le groupe suite aux affirmations de Rui Pedro Oliveira. L’ingénieur assure que Huawei a volé le design et les brevets de la caméra de smartphone qu’il a inventé.

Le fabricant admet avoir rencontré Rui Pedro Oliveira en 2014 mais aucun accord n’a été passé. « Huawei rejette catégoriquement les allégations de contrefaçon de brevet formulées par M. Oliveira » assène le groupe. Huawei accuse l’ingénieur de vouloir lui soutirer de l’argent. Pour l’heure, l’enquête du département de la justice poursuit son cours.