Accusé de mettre les informations et les données personnelles des Algériens à la portée des étrangers, le groupe Algérie Telecom a rendu public un communiqué pour s’expliquer et apporter des détails sur ce sujet.

Algérie Telecom estime à propos du projet de câble sous-marin à fibre optique dénommé ‘Medex’, que pendant 15 années, l’Algérie ne disposait d’aucun lien de secours pour sa connectivité avec le monde extérieur, en dehors de la liaison via le système SEMEWE4, mis en service en 2005.

La coupure enregistrée en 2015 suite à un incident causé par un bateau étranger a démontré la vulnérabilité de notre pays en la matière qui peut, ainsi, être privé à tout moment de télécommunications sur une longue période en cas d’incident.

La nécessité d’avoir une voie maritime redondante s’est, dès lors, imposée comme seule et unique solution pour garantir que le pays ne soit pas en danger perpétuel, sous la menace d’une coupure, un dysfonctionnement ou une maintenance routinière, pouvant le mettre en situation de black-out.

Il est clair que l’isolement de l’Algérie sur une longue période, au-delà d’être préjudiciable aux intérêts des citoyens algériens de tous bords qui utilisent l’Internet pour s’informer, étudier ou se divertir, mais a, également, un coût très élevé pour l’économie nationale, expliqué AT dans un communiqué.

Ainsi, Algérie Télécom a suivi l’exemple de nos pays voisins qui disposent, chacun, d’au moins 4 câbles sous-mains à fibre optique. Il est vrai qu’Algérie Télécom aurait dû, dès 2010, rejoindre le consortium qui s’est constitué pour réaliser le système SEAMEW5.

Toutefois, aucune demande d’Algérie Télécom n’a été enregistrée pour le rejoindre avant la clôture de 2014. S’agissant du projet de réalisation d’un Data Center, Algérie Telecom souligné que, pendant la période de la manne pétrolière et de l’abondance des ressources, l’équipe dirigeante d’Algérie Télécom n’a pas eu l’audace d’engager ne serait-ce qu’une réflexion sur une infrastructure d’hébergement de données, qui aurait permis un début d’émergence de l’économie numérique dans notre pays.

Il est, dès lors, compréhensible que ceux qui n’ont pas agi pour l’intérêt du pays alors que les moyens financiers étaient abondants, asservissant notre économie par leur inaction, voire léthargie, viennent aujourd’hui s’attaquer à toute initiative qui tente de remédier à cette situation, avec l’ambition félonne de privilégier les intérêts d’opérateurs étrangers au détriment des nôtres.

Il est utile de préciser que le contrat de maîtrise d’ouvrage délégué, signé avec l’entreprise nationale publique SIH, ayant pour objet le lancement d’une consultation en vue de désigner un cabinet spécialisé qui aura pour tâche la réalisation des études, est encore à sa phase de prospection, et le montant estimatif versé, représentant un budget prévisionnel qui devrait être affiné lors de la sélection des entreprises et la finalisation des contrats d’exécution, a été sournoisement utilisé par votre invité comme référence pour étayer ses thèses diffamatoires.

À souligner que le coût estimatif mondial réalisation data centre tiers IV varie entre 12000 et 18000 US dollars le mètre carré.