La vision de l’Algérie d’élaborer une nouvelle stratégie dans l’«optique d’impulser le développement du très haut débit à grande échelle » a connu depuis plusieurs années des entraves créées par les ennemies du développement. 

En effet, Algérie Télécom avait décidé de poursuivre son développement en mettant en place les nouvelles technologies disponibles pour assurer un bon service aux clients finaux.  

Après le MSAN, l’Algérie a décidé d’aller vers de nouvelles technologies d’accès FTTX, pouvant atteindre des débits supérieurs à 30 Mbps (Mégabit par seconde). Un projet qui était à la fois une nécessité pour le développement de l’usage des TICs dans tous les domaines (éducation, économie, santé, industrie, …), mais aussi une opportunité. Elle permettrait à Algérie Télécom d’être au diapason des pays à la pointe des nouvelles technologies, de suivre les évolutions de ces technologies et de préparer le réseau de demain capable d’accompagner le plan de numérisation cher à notre pays ainsi que l’émergence d’une économie numérique.

Ces technologies, en particulier la technologie FTTH (Fibre optique jusqu’au domicile) permettent d’offrir une excellente qualité de service, un débit pouvant aller jusqu’à 1 Gbps (Gigabit par seconde), et une maintenance du réseau simplifiée, basée sur le support (FO) le plus pérenne. La technologie VDSL2 avec vectoring, l’autre variante du FTTX (FTTB/C) qui permet aussi de garantir des débits allant jusqu’à 100 Mbps.

Ces performances ont été confirmées suite à l’opération-pilote réalisée par la société Huawei au niveau du site de Sidi Abdallah (Alger), d’où le choix du partenaire chinois leader mondial des TIC était une nécessité pour le pays. 

Les avantages du projet pour l’Algérie

En effet, Algérie Télécom a signé des marchés avec la société Huawei en mode de gré à gré simple, conformément à l’article 38, alinéa h, de la procédure interne de passation des marchés et ce, pour diverses raisons, notamment. Il s’agit entre autre de rentabiliser le réseau déjà déployé avec ces équipementiers; pouvoir agréger les équipements existants via les nouveaux équipements FTIH (OLT) afin de soulager et optimiser la couche d’agrégation en termes d’interfaces; disposer d’une ressource humaine déjà formée et familiarisée avec la technologie d’accès des deux équipementiers; et aussi optimiser les coûts d’exploitation. 

Pour ce dernier point, Algérie Télécom utilisera les mêmes plateformes de gestion et de supervision du réseau existant, ce qui minimise les dépenses.

Maintenant la même ressource (humaine) en charge de l’exploitation et de la maintenance du réseau existant, pour gérer et exploiter le nouveau réseau; réduisant les coûts d’implémentation des nouveaux équipements dans les plateformes de gestion et de supervision du réseau;

Implémentant rapidement les nouveaux équipements sur la plateforme existante, étant donné que c’est le même fournisseur (Huawei).

A souligner que le rapport très sérieux de OVUM, entreprise de recherche et de conseil de renommée et neutre (rapport du 12 octobre 2017), qui confirme que Huawei conserve de loin la meilleure position sur le marché des PON (FTTX), ZTE conservant la deuxième position, conforte le choix d’Algérie Télécom. Aussi, les équipements de Huawei, proposés dans l’offre FTIX, ont été primés dans plusieurs évènements internationaux pour leurs qualités et performances.

La bureaucratie est à l’origine du retard de livraison du 1 million lignes 

Sur le terrain, les entraves étaient énormes. Ainsi, les entreprises Huawei et ZTE se sont retrouvées en face de sites inexistants (travaux non encore entamés), sachant que ces études et déplacements inutiles ne pourront pas être facturés, car seuls les sites ayant abouti à la réception des travaux le seront. D’autres sites ont nécessité plusieurs sorties à cause de contraintes liées aux comportements des citoyens (agression, interdiction, …).

A noter également qu’avant toute ouverture de chantier, une autorisation devra être préalablement établie pour le lancement des travaux de canalisation urbaine avec traversée de route, et pour laquelle un délai contractuel de 07 jours est accordé. Mais sur le terrain, l’obtention de ladite autorisation impactera le Huawei puisque le délai commence à courir à la notification de 1’ODS. Or, le délai moyen enregistré pour l’obtention de l’autorisation est de 51 jours, soit 44 Jours de retard alors que le sous-traitant engagé par le partenaire reste mobilisé et représente ainsi un coût supplémentaire pour le partenaire.

Toutes ces pertes, supportées par le partenaire sont estimées à 1.178 milliards  DA.