Une plainte a été déposée ce mercredi 23 septembre par le ministère de la communication contre la chaîne française M6 pour le tournage « sans accréditation » de l’émission ‘Enquête exclusive’, a-t-on appris auprès du ministère.

« Le ministère de la communication a déposé ce mercredi une plainte pour le tournage de l’émission en Algérie, sans l’accréditation prévue par la législation en vigueur contre la chaîne française M6 qui a diffusé dimanche dernier un documentaire sur l’Algérie », a précisé à l’APS la même source.

La chaîne française, rappelle-t-on, a diffusé dimanche soir un documentaire dans son émission « Enquête exclusive », intitulé « Algérie, le pays de toutes les révoltes », dans lequel, M6 a porté un « regard biaisé » sur le Hirak.

A cet effet, le ministère avait précisé lundi que « ce précédent nous conduit à décider de ne plus autoriser M6 à opérer en Algérie, sous quelle que forme que ce soit », rappelant que la rédaction de la chaine française avait introduit, le 6 mars 2020, une demande d’accréditation de presse pour les membres de l’équipe de l’émission « Enquête Exclusive », en vue du tournage d’un documentaire sur « la valorisation de l’essor économique et touristique de la ville d’Oran, ainsi que le multiculturalisme qui fait la richesse de notre pays ».

« Cette demande a reçu une suite défavorable des services des ministères de la Communication et des Affaires étrangères », a-t-il souligné, relevant qu’au final, « l’équipe a produit un tout autre documentaire (…) portant un regard biaisé sur le Hirak ».

Le ministère a déploré qu’à l’approche de chaque rendez-vous électoral, « crucial » pour l’Algérie et son avenir, « des médias français s’adonnent à la réalisation et la diffusion de reportages filmés et autres produits journalistiques, dans le vil but de tenter de démotiver le peuple algérien, notamment sa jeunesse ».

« Il n’est pas fortuit que ces médias, outillés pour exécuter un agenda visant à ternir l’image de l’Algérie et à fissurer la confiance indéfectible établie entre le peuple algérien et ses institutions, agissent de concert et à différents niveaux et supports », a-t-il ajouté.

APS