Le domaine des activités spatiales revêt une importance stratégique et relève du monopole exclusif de l’Etat, indique le communiqué du Conseil des ministres, réuni jeudi à Alger.

Le projet de loi adopté, dispose notamment que les activités spatiales « sont du monopole exclusif de l’Etat » et institue également « l’obligation d’immatriculer les objets spatiaux lancés par notre pays », précise un communiqué rendu public à l’issue de la réunion du Conseil des ministres.

Le texte édicte aussi « la responsabilité de l’Etat en cas de dommage découlant des activités spatiales, ainsi que les mesures à prendre en cas de retombée d’objet spatiaux sur le sol national », affirmant que le domaine de l’espace revêt « une importance stratégique » pour le pays.

L’Algérie est signataire de trois traités internationaux imposant des obligations aux Etats par rapport à l’exploration de ce domaine et est désormais « un acteur dans l’espace, avec la création de l’Agence spatiale algérienne (ASAL) ainsi que le lancement de trois satellites d’observation et de communications », note la même source, expliquant que « c’est à ce titre que notre pays entend se doter d’une législation relative aux activités spatiales ».

Pour rappel, la mise en place en 2002 de l’ASAL a boosté ce domaine avec le lancement, dans le cadre du programme spatial national 2006-2020, de plusieurs satellites, dont Alcomsat-1, dédié aux télécommunications, mis en orbite en décembre 2017.

L’Algérie compte aussi poursuivre son programme spatial à travers l’élaboration d’études pour la réalisation d’autres satellites de dernière génération dans le cadre d’un nouveau programme spatial national 2020-2040.

Le processus de maîtrise et de développement des outils spatiaux, notamment des algorithmes de traitement d’images et de positionnement permet ainsi à l’Algérie de poursuivre son programme spatial national à l’horizon 2040, et qui prévoit le lancement de plusieurs autres satellites de dernière génération, dont Alcomsat-2 qui sera réalisé exclusivement par des compétences algériennes.

Source : APS 

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