Facebook a lancé mardi aux Etats-Unis son service de paiement « Facebook Pay », construit sur des fonctionnalités déjà existantes sur ses différentes applications, en insistant sur la séparation avec son projet controversé de monnaie numérique Libra.

Facebook Pay doit permettre de payer pour des produits directement sur Facebook ou sur Instagram, mais aussi de participer à des collectes de fonds ou d’envoyer de l’argent à ses amis via Messenger. Les utilisateurs pourront, s’ils le désirent, ne rentrer leur moyen de paiement (carte bancaire, PayPal…) qu’une seule fois.

« Les paiements sont traités en partenariat avec des entreprises comme PayPal, Stripe et d’autres dans le monde », précise Deborah Liu, vice-présidente de Facebook en charge de la plateforme Marketplace. Début octobre, les services de paiement PayPal, puis Stripe (ainsi que Visa, Mastercard, et d’autres), se sont retirés de Libra, le projet de monnaie numérique de Facebook, sous la pression croissante des régulateurs américains et étrangers.

De nombreuses autorités s’inquiètent en effet de potentielles utilisations malveillantes de la monnaie, et pointent la mauvaise réputation du géant californien d’internet en matière de confidentialité et de protection des données personnelles.

« Facebook Pay est construit sur une infrastructure financière et des partenariats déjà existants, et est séparée du portefeuille Calibra qui servira pour le réseau Libra », insiste Deborah Liu dans un communiqué en ligne. Facebook Pay doit unifier les options de paiement déjà intégrées pour faciliter les transactions sur les différentes plateformes du géant des réseaux sociaux.

A partir de cette semaine, le nouveau portefeuille peut déjà être utilisé sur Facebook et Messenger aux Etats-Unis pour des collectes, des achats dans les jeux, des billets pour des événements, des paiements entre individus et certains produits sur Marketplace. « Avec le temps, nous avons l’intention de rendre Facebook Pay disponible à plus de personnes et dans plus d’endroits, y compris sur Instagram et WhatsApp », ajoute Deborah Liu.

Les usagers pourront renforcer la sécurité de leur portefeuille en ajoutant leur empreinte digitale ou la reconnaissance faciale, mais « Facebook ne reçoit pas et ne conserve pas les données biométriques de votre téléphone », indique-t-elle.