Facebook a prévenu mardi que 2019 serait « une nouvelle année d’investissements importants » et que le ralentissement de croissance allait se poursuivre, après déjà confirmé une décélération dans ses résultats du troisième trimestre.

Les investisseurs étaient extrêmement nerveux et le titre était très volatil en Bourse, passant du rouge au vert en l’espace de quelques minutes, au gré des déclarations du PDG Mark Zuckerberg pendant une conférence téléphonique avec des analystes.

Il a même perdu jusqu’à 6,5% mais vers 21H50 GMT, il avançait de près de 3% dans les échanges électroniques post-séance officielle.

Une nouvelle fois, les investissements à venir seront largement consacrés à des technologies et des recrutements destinés à purger le réseau –confronté à de nombreuses polémiques– de ses contenus problématiques (appels à la haine, désinformation, spams, manipulation politique), mais aussi dans la vidéo ou à la réalité augmentée, deux axes de développement du groupe, ont précisé ses responsables, après avoir publié des résultats décevants en terme de c.a. et d’usagers.

M. Zuckerberg a aussi indiqué que le groupe était en phase de transition entre « la priorité au fil d’actualités » et « la priorité pour les +Stories+ », ces petits montages vidéo ou photo qui disparaissent après une journée mais que ce changement « ne s’était pas révélé aussi facile qu'(il) ne l’espérai(t) ».

Si les « stories », qui contiennent des publicités, marchent très bien sur Instagram et WhatsApp, cela est « plus lent » sur Facebook, a-t-il précisé.

Comparant cette période de transition avec celle vers le mobile il y a quelques années, Mark Zuckerberg a prévenu que cela pourrait aussi peser sur la croissance.

Les gens « aiment de plus en plus » les contenus éphémères, a précisé le chef d’entreprise, mentionnant aussi le succès de ses messageries Messenger et WhatsApp.

Le directeur financier David Wehner a quant à lui prévenu que le ralentissement de la croissance du chiffre allait se poursuivre.

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