Sur les réseaux sociaux, des internautes algériens ont révélé l’existence d’une «armée électronique virtuelle» qui a vu le jour depuis le début des manifestations en mois de février dernier.

Des éléments ont été présentés pour appuyer cette hypothèse. Il s’agit notamment de «fermeture de plusieurs pages Facebook à travers des campagnes de signalement qui ciblent aussi les administrateurs de ces comptes dont le contenu appelle à l’organisation de manifestations».

Des internautes ont affirmé également que cette «armée électronique» a crée des faux comptes et partagent des fausses informations dans le but d’affaiblir le mouvement populaire.

Des Facebookeurs sont allés jusqu’à accuser les pays du Golf « d’abriter des bases de l’armée électronique, en lançant des campagnes visant à réduire l’élan des manifestations et démobiliser les participants ».

Plus récemment, une boite de communication, basée à Hydra, sur les hauteurs d’Alger, est accusée de jouer le rôle de gendarme du net.

Dans son édition de ce vendredi, le quotidien El Watan, a rapporté que les boites de communication Innomedia-Novasup ont «installé une sorte d’armée numérique sur les réseaux sociaux, composée de plusieurs dizaines de jeunes recrutés et rémunérés grassement pour créer et gérer des faux comptes. Leur principale mission : perturber, déstabiliser et affaiblir le mouvement populaire.

(…) le plan d’action de ces faux profils se résume en la création d’un maximum de faux comptes, la diffusion d’un maximum de fake news tous les jours afin de semer le doute, la panique et manipuler le peuple, la récupération des pages de millions d’abonnés, la fermeture des pages du contre-pouvoir et le piratage des admis… », rapporte le quotidien El Watan Weekend.

Le même jour, Ryad Oussedik, responsable de Novasup a nié dans un entretien à TSA toute implication de sa boite de communication dans ce genre de pratiques.

En effet, seule une enquête des services spécialisés peut tirer au clair cette affaire qui a fait le buzz depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux.